Les fermes financées par le Royaume d'Espagne

Outre la ferme-test de Djilakh (voir plus loin), le Royaume d’Espagne consacre dix millions (10.000.000) d'euros, soit près de six milliards cinq cent millions (6.500.000.000) de francs CFA à la réalisation de pôles d'émergences intégrés dans les différentes zones agroécologiques du territoire national.

A cet effet, l'étude de pré-faisabilité a été confiée au Cabinet espagnol P4R. A l'issue de l'étude, le projet de réalisation de pôles a été réajusté à onze (11) unités au lieu des quatorze préalablement prévus.

Cependant, les régions de Matam, de Tambacounda, de Kolda et de Ziguinchor n'ayant pas été retenues dans la répartition initiale des fermes, l'Agence REVA a procédé à un ajustement ayant permis à ces collectivités locales d'être prises en compte. Dans ce processus, le nombre de pôles a été ramené à dix (10) d'un commun accord avec la coopération espagnole.

Pour assurer la viabilité des pôles retenus, l'offre du Bureau SETICO Ingénieurs Conseils a été retenue parmi neuf (09) autres soumissions pour la réalisation d'études complémentaires concernant les caractéristiques topographiques, géophysiques, pédologiques et géotechniques des sites visés.

Après examen des résultats des études, la liste des localités a été réaménagée pour tenir compte des contraintes de qualité des eaux qui entraveraient le bon déroulement du programme.

La partie espagnole a, par ailleurs, proposé de réaliser neuf (09) pôles, à la place des dix (10), pour une meilleure optimisation de l'intervention. Il s’agit de :

  1.  Cinq (05) fermes modernes localisées dans les villages de Nguélou, de Pakathiar Ndawène, de Kandio Kamako, de Nétéboulou et de Kafesse respectivement situés dans les régions de Fatick, de Kalolack, de Kolda, de Tambacounda et de Ziguinchor ;
  2. Une ferme d’excellence à Keur Momar Sarr dans la région de Louga ;
  3. Une ferme agropastorale à Mbilor, près de Richard Toll, et
  4. Deux pôles aquacoles, l’un à Pointe Sarène, dans le département de Mbour et l’autre à Diama, dans la région de Saint-Louis, avec des productions respectivement consacrées aux algues marines, et aux tilapias (carpes).

L’appel d’offres y afférent a été lancé le 17 juin 2006. Les entreprises soumissionnaires ont effectué, avec les équipes d’experts de l’A.N.REVA, une série de visites des sites susvisés afin de collecter toutes les informations nécessaires à la bonne formulation des offres techniques.

La procédure de ce marché suit son cours normal et devra aboutir à la mise en valeur effective des fermes au début de l’année 2009.